PROGRAMME 2018-2019

Sujets (ordre aléatoire) :

 

 

 

 

PROGRAMME 2018-2019

 

Mardi 23 avril 2019 : Limoux et Fitou

 

En Occitanie, dans le département de l’Aude, partie haute et partie basse, se calfeutrent deux appellations : respectivement, Limoux et Fitou ; elles s’extirpent lentement d’un passé engourdi et retrouvent des couleurs, tant en blanc qu’en rouge.

 

Dès à présent, de nombreux vins issus de ces sites naturellement aptes à élaborer des vins qualitatifs frappent aux portes de nos caves.

 

On peut affirmer que, dans nos verres, le renouveau promis et pressenti fut au rendez-vous : des bulles nettes, des blancs frais et amples, des rouges robustes et longs en bouche.

 

Les premiers vins n’ont pas été pénalisés, comme souvent, de par leur position initiale.

Au palmarès, tous les vins présentés semblent avoir été reconnus à leur juste valeur ; parmi les plus capés, signalons, à égalité :

Le Fitou « Cuvée Jean Sirven » 2011, Domaine Bertrand-Bergé : puissance et élégance, équilibre et persistance ainsi que le Limoux « Cuvée Louis » 2016, Domaine des Hautes-Terres : composé de chardonnay majoritaire complété de chenin, allie une expression aromatique épanouie avec une bouche grasse mais fraîche ; le troisième larron est un vin de Coopérative, le Fitou F de Cascatel 2014, une structure bien présente mais patinée ; le quatrième nominé est un Crémant « Cuvée Joséphine » Brut Nature, Domaine Hautes-Terres, matière finement enveloppée.

 

Des charcuteries ardennaises artisanales ont pu tenir tête aux vins puissants de l’Aude.

Soirée nourrissante d’un printemps précoce.

 

Jean-Pierre Bellicourt

 

 

Mardi 19 mars 2019 : Incursion à Sancerre

 

Après la paire Vouvray / Montlouis en janvier, nous nous sommes à nouveau arrêtés en Loire, mais cette fois-ci en Centre-Val de Loire, à Sancerre. Ici, point de chenin ni de cabernet franc : le sauvignon y est roi et en rouge, le pinot noir y permet des vins d'une expression très pure.

 

Malgré un belle palette de vignerons (Mellot, Crochet...), ce sont les vins de Vincent Pinard qui se sont distingués. En blanc, le Grand Chemarin 2013 pour sa complexité et sa longueur ; en rouge, le Charlouise 2013 concentré sur un bel équilibre, et le Vendanges Entières 2015 pour sa matière toute en finesse. Pointons au passage la dextérité du vigneron dans le millésime difficile que fût 2013.

 

Ce palmarès étonnant (la moyenne d'âge de nos membres a rajeuni ces dernières années) confirme que les vignerons pratiquant des vinifications traditionnelles pour élaborer des vins taillés pour la garde ont encore de beaux jours devant eux !

 

Un crottin de chavignol, une tomme corse et du jambon persillé ont acompagnés cette belle soirée berrichonne. 

 

Pascal Riche

 

 

Mardi 19 fevrier 2019 : L'Italie en blanc !

 

L'Italie est tellement connue pour ses excellents vins rouges qu'il nous semblait intéressant de nous arrêter quelque peu sur les innombrables vins issus de cépages blancs autochtones. Mais comment faire un choix dans la très grande diversité de cépages dont dispose ce pays (plus de 400 cépages cultivés dans les deux couleurs !) et dans les régions viticoles (les 20 régions produisent des vins blancs !) ?

Nous avons essayé de parcourir les régions de toutes latitudes et de sélectionner les cépages représentatifs de cette belle diversité.
 
Au terme de cette dégustation, tant le nord que le sud se sont démarqués. Aux premières places, deux vins d'une finesse remarquable dans deux registres différents : le La Rocca 2016 de Pieropan (DOP Soave - Veneto ; 100% garganega) sur le gras, alors que le Etna Bianco Le Vigne Niche Calderara 2017 de Terre Nere (DOP Etna - Sicilia ; 100% carricante) est d'une fraîcheur étonnante (vignes à 600m d'altitude sur le versant nord de l'Etna).
En troisième position, le Grecante 2017 de Arnaldo Caprai (DOPC Grechetto dei Colli Maritani - Umbria ; 100% grechetto) est plébiscité pour son nez complexe et sa bouche épicée. Enfin, la première DOCG en blanc (1993) est représentée avec le Vernaccia di San Gimigniano Campo della Pieve 2016 de Il Colombaio di Santa Chiara (Toscane ; 100% vernaccia).
 
Quoi de mieux avec le vin blanc que quelques fromages dont notamment un peccorino aux pistaches et un parmigiano reggiano de 28 mois.
 
A presto bella Italia !
 
Pascal Riche

 

 

Mardi 22 janvier 2019 : La paire Vouvray / Montlouis

 
La paire - Vouvray et Montlouis - ont inauguré l’An Neuf ; ces deux appellations ligériennes offrent, sous un climat océanique tempéré, sur des matrices d’aubuis et de perruches, un gîte qui fait les yeux doux au chenin blanc, cépage avec du caractère, parfois caractériel, nécessitant une maturité aboutie, pas toujours évidente à cibler.

Selon les millésimes, et grâce aussi à sa plasticité, il se décline des bulles à la pétillance variable jusqu’au moelleux.
 
Les techniques modernes et une maturité plus affirmée permettent de l’apprécier jeune ou mûr ou plus évolué (plus particulièrement pour les moelleux, afin que les sucres se fondent, à l’instar des tanins d’un vin rouge), selon le goût personnel et/ou avec le mets qu’il accompagne au mieux.

Vu la variété qualitative, il ne fut pas évident de les départager ; notons en tête, le Vouvray effervescent « Réserve » Clos Naudin 2007 de Philippe Foreau, suivi du Vouvray sec 2016 de Vincent Carême, ensuite le Montlouis demi sec Clos Habert 2015 de François Chidaine à égalité avec le Vouvray Moelleux « Larmes de Bacchus » 2005 de Vincent Pichot.

A noter que même l’unique non primé, le Vouvray Pétillant 2012 de Huet, servi en début de séance, fut apprécié, à sa juste valeur.

Tout au long de la soirée, il a été vérifié que la perception sucrée est toujours fonction des différents acides du vin.

Comme accompagnants : du pâté de lapin ; côté fromages : le Selles sur Cher, l’unique Camembert fermier (Champ Secret) et de la Fourme d’Ambert ; pour clore, un assortiment de quelques macarons.

 

Une soirée revigorante.

Jean-Pierre Bellicourt
 
 

Mardi 18 décembre : Cépage : l'originel et l'original

 
La séance de ce mardi 18 décembre avait pour thème une comparaison de vins mono-cépage entre leur terroir d'origine et un terroir hors AOC. La dégustation s'étant faite à l'aveugle la découverte du cépage dégusté était évidemment prioritaire, ensuite venait la sélection entre le vin en AOC et  celui en IGP.

Nous avons ainsi pu échanger nos idées et nos impressions sur base de l 'évaluation organoleptique que chacun en avait faite. C'était très enrichissant car les découvertes ont été nombreuses, les surprises aussi mais c'est le lot de chaque dégustateur de rester humble et ouvert devant chaque vin dégusté. Cette séance l'a encore une fois prouvé.

Hormis la première place incontestée du Chablis de Droin dans notre tiercé il est intéressant de constater que les deuxième, troisième et quatrième places ex-aequo, sont occupées par le Côtes de Duras du Petit Malromé 2005 (2ème) et le Bourgueil de la Chevalerie 2009 et le Bandol Pibarnon 2007 ex-aequo  tous trois les vins les plus âgés de la dégustation et par conséquent ceux arrivés à maturité. C'est aussi un autre enseignement de cette soirée : les vins nécessitent un certain vieillissement pour s'apprécier pleinement.

Cette soirée très animée et très confraternelle a permis également de constater que les vins d'appellation ont quand même tiré leur épingle du jeu en s'imposant face à ceux qui provenaient d'un terroir en IGP. C'est réconfortant pour les consommateurs que nous sommes tous de pouvoir faire confiance d'une certaine manière à la notion d'appellation lors de l'achat à l'aveugle d'un vin.
 
Jean-Luc Lossignol
 

Mardi 20 novembre : Portugal, Région du Douro et de l'Alentejo

 

Mardi 23 octobre : Extrémités de la Côte d’Or : Marsannay et Maranges

 
Pour cette deuxième séance de la saison, nous nous sommes arrêtés à l’extrémité nord de la Côte de Nuits (AOP Marsannay) et 60 km plus bas, à l’extrémité sud de la Côte de Beaune (AOP Maranges 1er cru).  Il s’agit de deux AOP moins connues et pourtant la qualité n’est pas en reste.
 
Trois vins blancs de l’AOP Marsannay ont suscité beaucoup d’intérêt, notamment grâce à une vinification maîtrisée qui donne des vins raffinés avec une belle acidité et un boisé discret. La même remarque vaut pour les vins rouges avec, en plus, un touché de bouche très velouté. L’AOP Maranges 1er Cru a été plébiscitée avec 3 vins : tout d’abord le Clos de la Boutière du Domaine Bachelet-Monnot (2015) ; suivi par La Fussière du Domaine Bruno Colin (2015) et enfin La Fussière du Domaine Chevrot et Fils (2016). Un blanc de l’AOP Marsannay a également reçu les suffrages : le Source des Roches du Domaine Bruno Clair (2014).
 
Les vins ont été accompagnés par des produits locaux : jambon persillé, Délice de Bourgogne, Epoisses et chèvre frais cendré.
 
Une très agréable soirée « découverte » !
 
Didier Beauthier


Mardi 25 septembre : Côtes de Bordeaux - Castillon & Francs

 
Cette soirée de rentrée nous aura confirmé que les 2 plus petites appellations des Côtes de Bordeaux - Castillon & Francs constituent une magnifique alternative aux vins proposés par l'appellation voisine de Saint-Émilion.

La première partie de la dégustation proposait des vins de millésimes récents. Dans cette catégorie, le Domaine de l’A (2015 - 2014) a été particulièrement apprécié.

Quant aux vins plus évolués, le Château d'Aiguilhe (2005 - 2011) ainsi que le Château Côte Montpezat (2009) ont retenu les suffrages. Mention spéciale au Château Puygueraud  2001.

Les nombreux (et nouveaux) membres présents ont pu profiter d’un excellent Pot-au-feu préparé par John.
 

Les programmes des années 2011-2018 peuvent être consultés ici.

 

 
PROGRAMME 2017-2018

Mardi 22 mai : Bordeaux "dans le rétroviseur"
 
Il y a peu, le Cercle a eu l'opportunité de mettre la main sur plusieurs références bordelaises avec une certaine évolution (certaines dataient du siècle passé). Nous connaissions le provenance de ces beaux flacons, la qualité de leur conservation était assurée.
 
Le tiercé se compose comme suit :
Etonnamment, c'est le vin le plus jeune (vinification moderne) qui a été plébiscité : le Château Beau-Séjour Bécot St Emilion GCC 2003 a montré une belle maîtrise de ce millésime caniculaire avec une extraction pondérée par une belle rondeur et des arômes torréfiés délicats.
Sur la deuxième marche, le Château Pavie-Macquin St Emilion GCC 1999 se distingue avec encore quelques fruits noirs (myrtille) au nez et des arômes d'évolution que l'on retrouve en bouche avec des tanins fondus.
Enfin, le Château Lafon-Rochet St Estèphe 1998 a plu grâce à un nez encore très frais (eucalyptus, fougère) et à la bouche relativement jeune d'une très belle tenue.
 
La rive droite et le merlot sortent donc vainqueurs, malgré une majorité de rives gauches présentés !
 
Les fromages (La Petite Ferme - Erpent) Amsterdam, mimolette et St Nectaire fermier ont avantageusement accompagné ces bouteilles.
 
Un très belle clôture de saison !
 
Pascal Riche 

Mardi 24 avril : Face à Gibraltar
 
Face à Gibraltar, l'Andalousie et ses vins puissants s'offre à nous. Nous nous sommes permis une petite incursion en Extremadure pour étoffer le choix de vins rouges. 
 
Premiers et ex-aequo ce soir, deux vins rouges Vinos de la Tierra de Extremadura justement : "Azul" 2008 de Marquès de Valdueza et Habla nr. 14 2012 de Habla. L'un (Azul) pour ses arômes torréfiés, son touché velouté et tanins fondus, l'autre (Habla) pour ses arômes de fruits (rouges et noirs) et épicés (poivre, cannelle) et une très belle fraîcheur en bouche. 
 
L'Amontillado (Solera 8 ans) de Colosia est plébiscité pour ses arômes de noix et la très belle acidité qui pondère les 18% d'alcool. 
 
A noter enfin le très beau score du vin blanc de Sierras de Malaga "La Ola del Melilero" 2017 de Victoria Ordonez pour son nez très aromatique (agrumes, exotiques, mûres !), sa bouche puissante et une finale raffinée. 
 
L'assiette de tartare de saumon, jambon Serrano, taboulé et comté a fort bien accompagné cette soirée haute en couleurs. 
 
Pascal Riche
 
Mardi 20 mars : Autour du Mont Blanc

La séance d'aujourd'hui nous a permis de redécouvrir quelques beaux cépages autochtones valaisans et valdôtains : humagne blanche, petite arvine et amigne de Vétroz en blanc ; petit rouge et humagne rouge... en rouge ! Une soirée diversifiée donc et avec beaucoup de fraîcheur grâce à l'altitude.
 
En blanc, deux vins de 2015 : la "Petite Arvine Vigne Rovettaz" du Domaine Grosjean (AOP Val d'Aoste) ainsi que la "Petite Arvine" de Henri Valloton (AOP Valais). La première pour sa minéralité et sa finesse ; la seconde pour son élégance.
 
Les rouges ont célébré le Val d'Aoste : le "Clos de l'Enfer" 2012 de la Coopérative Enfer (petit rouge) pour la finesse de texture et son beau côté évolué, ainsi que le "Torrette Supérieur Vigne Rovetttaz" 2014 du Domaine Grosjean (assemblage de petit rouge, cornalin et fumin) pour son nez superbement fruité et ses tanins subtils et fins.
 
Tout ceci a été agréablement accompagné de fromages régionaux (La Petite Ferme à Erpent).
 
Une très belle soirée montagnarde.
 
Pascal Riche
 

Mardi 6 février : Champagne "pinot meunier"

 

Cette soirée nous a confirmé qu'en effet, le pinot meunier avait sa place à côté de ses deux grands voisins que sont le chardonnay et le pinot noir. Seul ou en assemblage, le pinot meunier n'est certainement pas à bannir.

 

Les membres ont particulièrement apprécié : la cuvée brut "les Vignes de la Vallée" du Domaine Dehours, le brut "Ultra Tradition" du Domaine Laherte ainsi que les cuvées "Extra Brut" 2010 et 2008 du Domaine Apollonis.

 

Le fromage de chèvre, la truite fumée et les biscuits Rose de Reims ont parfaitement accompagné les différents vins de Champagne présentés.

 

Didier Beauthier


Mardi 16 janvier : DOP Bolgheri et IGT Toscana

 

Bien que le sujet fut difficile à cerner vu la variété des cépages et les différentes approches prises lors de la vinication (moderne ou traditionnelle), nous avons pu constater la maîtrise de leur sujet par les vignerons choisis. Tantôt typés Bordeaux, tantôt vraiment différents avec un cabernet sauvignon très mûr et indécelable, voici les vins qui se sont distingués.

 

Largement plébiscité, le Bolgheri Superiore "Arnione" 2011 de Campo Alla Sughera dense et aux tanins veloutés, suivi par le très beau IGP Toscana Saffredi 2014 de Le Pupille étonnamment évolué.

 

Viennent ensuite ex-aequo trois vins : le Bolgheri Rosso 2015 de Michele Satta aux tanins très fins, l'IGP Toscana Scrio 2000 de Le Macchiole 100% syrah en pleine jeunesse ainsi qu'un blanc Bolgheri "Achenio" 2015 de Campo Alla Sughera.

 

Ces vins furent accompagnés par une assiette de charcuteries et fromages italiens (La Bottega à Wavre).

 

L'année a bien commencé !
Pascal Riche


Mardi 5 décembre : Barsac/Sauternes évolués

Les vins moelleux ou liquoreux n'ont plus la cote, dans notre présent hygiéniste, ils sont en péril ; les sucres résiduels en sont responsables.
Outre qu'ils dépendent outrageusement des caprices climatiques, ils réclament, à la vigne notamment, beaucoup de savoir-vendanger, et dans les chais, une juste maîtrise technique.

En gastronomie, les accords sont pluriels.
Et pourtant..

Nous avons choisi volontairement des "évolués", le sucre et le boisé étant intégrés.

Parmi les châteaux Rieussec, Rayne-Vignaud, Raymond Lafon, se sont surpassés le Sauternes château Guiraud 1998, ainsi que le Barsac château Doisy-Daëne 2010, tous deux pour leur belle fraîcheur, le premier grâce au sauvignon, le second de par le sol calcaire.

Ils furent accompagnés par côté fromage : du Munster et du Roquefort ; côté douceur, un beau trio de macarons.

Bonne fin d'année à toutes et à tous.
Jean-Pierre Bellicourt


Mardi 14 novembre : Vins allemands : Label VDP

A l'origine, le riesling est rhénan, quoiqu'il existe des variantes de par ailleurs ; ses sites de prédilections sont situés sous climat continental, bien exposés, sur matrice de schiste.
Ainsi en Allemagne, principalement en Moselle et dans le Rheingau, et en Autriche, dans la vallée du Danube (Wachau, notamment). Son débordement occidental est ...l'Alsace.
A l'instar du pinot noir, qui, lui aussi, n'apprécie guère les fortes chaleurs, on le retrouve dans la vallée de l'Ahr, de la Bade, et à l'extrême ouest, en...Bourgogne.

En 1910, une Association de vignerons a vu le jour, en Allemagne, sous le sigle "Verband Deutscher Prädikats" ; elle est régie par une grande rigueur qualitative et un classement qui lui est propre.

Parmi les blancs, citons de chez Emrich-Schönleber, en Nahe, le Halenberg trocken 2011 VDP Grosses Gewächs, suivi, dans le Rheingau, de chez Künstler, un Kostheim Wieb Erd, VDP Grosse Lage 2014 et de deux autres de Fritz Haag et Schloss Lieser, en halbtrocken et auslese, toux deux VDP Grosse Lage.

A signaler également, deux rouges, l'un à base de lemberger de Schnaitmann en 2015, l'autre à base de spätburgunder de chez Jean Stodden, en 2013.

Merci pour l'aide précieuse apportée par notre Membre Klaus Wendel.

Bernard Vryens.

Mardi 17 octobre : Cinq Pouilly

Cinq Pouilly ou quand La Loire viticole courtise la Bourgogne administrative.

Très différents de par le cépage, plus proches de par les sites viticoles, le sauvignon ou blanc fumé ligérien et le chardonnais maconnais règnent en maître, chacun sur ses coteaux.

En Loire, la cuvée "Les Chevalières" 2014 de la Coopérative émerge ainsi que la cuvée "Paulus"  2015 du Domaine Masson-Blondelet ; en Bourgogne du sud, le "Sous la Roche" 2015 de chez Saumaize prend le pas sur "Les Crays"
 2010 du Domaine Litaud, et ce pour des raisons diamétralement opposées, le premier pour sa tension, le second pour son ampleur en bouche.

Du carré des gachons cendré du Morvan, un pavé de chèvre du Tarn ont secondé les vins de Loire, tandis que du jambon persillé et du soumaintraint bourguignons ont soutenu les vins du Maconnais.

Didier Beauthier.



Mardi 26 septembre : AOP Massif de la Clape

Entre Narbonne et Méditerranée, une ancienne île, le Massif de la Clape, fouettée toute l'année par les vents ; des sites viticoles sauvages, arides et caillouteux, propices à l'élaboration de vins qualitatifs.
Depuis 2015, c'est une appellation (rouge) devenue Cru dans la pyramide des vins languedociens.

De nombreux domaines relèvent le défi avec panache et hissent leurs vins dans le haut du panier.

Belle qualité d'ensemble d'où émergent le Château de la Négly "L'Ancely" et le Château de la Rouquette "Clos de la Tour" 2011, suivis par le Château Pech-Redon "La Centaurée" 2011 et le château Combe des Ducs "Source de Vénus" 2014.
De solides références.

Par contraste - climatique -, une assiette de charcuteries ardennaises, bien épicées.

Jean-Pierre Bellicourt